Face à des épreuves de maladie auxquelles des amis sont confrontés, nous nous demandons comment les accompagner au mieux. Comme ils sont loin, il y a le téléphone et les courriels. Quel langage parler avec eux ? avec la personne malade, avec le conjoint, avec les enfants ?Quels sujets aborder ? Uniquement la maladie et la personne malade ? La vie de la famille qui est touchée dans son déroulement ? S'inquiéter de la santé du conjoint qui doit faire face à un surplus d'activité ? Dire que nous prions pour eux ? Prier effectivement pour eux ? Inciter le conjoint à se distraire un peu (accepter d'aller au cinéma avec une amie par exemple) pour tenir le coup ? S'intéresser à autre chose que la maladie omniprésente car la vie continue pour les autres ? Leur parler d'autre chose peut leur faire du bien et leur changer les idées pendant au moins un instant ? Je retournais ces questions dans ma tête lorsqu'un soir j'ai lu cette phrase dans Isaïe (50, 4) "Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus." Nous en parlons en couple et nous réfléchissons avant de prendre le téléphone et nous nous jetons à l'eau en faisant confiance et en laissant parler notre coeur. Nous irons les voir dans quelque temps car ils l'ont demandé.
vendredi, avril 20 2012
Accompagner, mais comment ?
Par fleur de sel le vendredi, avril 20 2012, 17:49
samedi, avril 7 2012
Odre et justice font-ils toujours bon ménage?
Par Scalpa le samedi, avril 7 2012, 06:30
Chacun et chacune d'entre nous a envie de vivre dans un environnement où il peut circuler sans se retourner en permanence pour vérifier qu'il ou elle n'est pas suivie, changer d'itinéraire pour éviter les enlèvements, payer quelqu'un pour surveiller sa rue jour et nuit (cas des quartiers aisés du Mexique par exemple) Je suis donc la première à me féliciter de vivre dans une société où l'ordre public est réel. Pourtant ordre et justice rentrent parfois en contradiction. Dans notre histoire, pas si ancienne, des personnes ont maquillé des preuves pour faire en sorte que le capitaine Dreyfus soit reconnu coupable au nom de la défense de l’intérêt suprême de l’armée. J’ai du mal à comprendre cette décision car je trouve que la justice est une valeur plus haute que les autres et en même temps elle m’interroge parce que l’histoire familiale indique qu’un arrière grand-père, militaire, pensait Dreyfus coupable. Dans ma vie d’enfant, j’ai vécu parfois des injustices de la part de mes parents et il ne m’était pas possible de les contester parce qu’ils avaient forcément raison puisqu’ils représentaient l’autorité et étaient les défenseurs de l’ordre. Je trouve que ce n’est pas facile de défendre cette idée que la justice est une valeur fondamentale sans passer pour une utopiste naïve et pourtant quand on essaie de me convaincre du contraire j’éprouve un énorme malaise. C’est peut-être cela la vraie boussole : écouter les signaux qui indiquent qu’il faut défendre un principe qui est fondateur au détriment d’un autre qui est certes important mais dans mon échelle de valeur pas autant !
vendredi, février 17 2012
Au secours, Seigneur, nous coulons!
Par Zéphyre le vendredi, février 17 2012, 09:40
Une amie, vivant un deuil cruel dans des conditions très difficiles dit qu'elle n'a tenu que grâce à la prière: "Le matin, j'appréhendais la journée, désemparée. J'essayais de m'y préparer et je me confiais au Seigneur. Le soir, je réalisais que la journée s'était vécue dans une relative sérénité. Un jour, alors que l'atmosphère était particulièrement intense, violente et angoissante, ma soeur et moi, nous sommes prises par la main et nous avons récité le Notre Père et prié ensemble à haute voix à l'aide de courtes prières car nous ne pouvions pas dire de textes trop longs au milieu des cris: "Seigneur, fils du Dieu Vivant, aie pitié de nous" et "Coeur sacré de Jésus, j'ai confiance en Toi!". J'ai senti que nous étions comme les apôtres au fond de la barque et nous criions vers le Seigneur: sauve-nous! Dans cette expérience terrifiante que nous subissions, notre seul secours et objectif était de rester à tout moment en lien avec Lui. Tout au long de cette tempête, nous nous sommes accrochées de toutes nos forces à la certitude qu'Il ne nous abandonnerait pas. J'ai fait l'expérience d'une pauvreté radicale: nous étions perdues et le Seigneur est venu à notre secours." Comme elles, même si nous ne vivons pas d'évènements aussi éprouvants, j'entends un discret appel à déposer dans la confiance nos inquiétudes, nos fardeaux, comme nos joies et nos bonheurs, en union les uns avec les autres. Jusqu'à ce que, comme nous le dit Saint Paul, ce ne soit plus moi qui vive mais le Christ qui vive en moi.
mercredi, février 1 2012
" A vos marques, prêts..."
Par Adrien le mercredi, février 1 2012, 08:45
Je suis marquée par le développement d'un langage de marketing politique qui imprègne de plus en plus les discours des communiquants. Travaillant dans une collectivité locale, qui est dirigée par des élu-es, je suis intriguée voire agacée d'apprendre que nous devons raisonner selon une marque, qui met cette collectivité sur le même plan que les entreprises privées. Pourquoi faut-il toujours imiter le privé comme si tout ce qui y était fait était merveilleux et adapté à un tout autre contexte? Pour me convaincre de la pertinence de cette philosophie, le directeur de la communication m'a expliqué que j'étais moi même la marque de moi-même, que si j'avais choisi de m'habiller de telle ou telle manière c'était pour une raison bien précise et que je voulais signifier quelque chose. Nouvel agacement de ma part parce que comparer une personne à une marque me paraît tellement réducteur et synonyme d'un tel appauvrissement de la pensée que j'en suis restée interdite! Certains de mes collègues avaient l'air de trouver mon intervention incongrue mais en parlant avec certain-es d'entre eux après la réunion, ils pensaient aussi qu'il y avait un malaise. Ouf ça fait du bien de ne pas être tout à fait seul-e au monde à ne pas vouloir se lancer dans une course de vitesse ( cf le titre de mon billet) pour être le plus branché possible!"
jeudi, novembre 3 2011
Espérer contre toute espérance
Par Zéphyre le jeudi, novembre 3 2011, 17:04
Qu'est ce que l'Espérance, cette petite fleur dont nous parle Péguy? Elle est parfois bien pâlichonne! Des amis ont deux grands enfants atteints sans doute de pathologies mentales et/ou sociales: en langage populaire on dirait qu'ils leur ont tout fait, vols multiples, violences graves, destructions en tous genres... Nous les témoins, on a envie de leur dire: "flanquez les dehors et retrouvez un peu de paix!" Au lieu de cela, que font-ils? Ils tiennent contre vents et marées, leur porte est toujours ouverte à ces enfants qu'ils aiment peut-être d'autant plus qu'ils vont mal. Inlassablement ils cherchent des lieux ou des personnes qui pourraient peut-être leur permettre d'aller mieux. Les voyant vivre cet enfer mais un enfer où toujours ils espèrent du possible, je m'interroge: est-cela l'Espérance, pas une espèce de sentiment mièvre qui ferait voir le monde en rose et bleu, mais un combat de chaque instant, un combat où chaque jour il faut repartir au front contre le désespoir et l'inertie, chaque jour croire que l'amour que l'on porte à ces enfants perdus leur ouvrira une perspective.. Pour moi, ces amis, profondément croyants, incarnent l'Espérance: croire que tout homme, aimé et travaillé par Dieu est susceptible, un jour, à sa manière, d'ouvrir sa porte.
mercredi, octobre 26 2011
qui l'aurait dit ?
Par fleur de sel le mercredi, octobre 26 2011, 20:33
Mon fils habite dans un petit immeuble et il a de bonnes relations avec la gardienne. Il travaille dans une structure municipale en tant qu'handicapé puisqu'il est atteint du syndrome Gilles de la Tourette, qui ne se guérit pas pour le moment. Il n'est pas toujours en bonne forme et il lui arrive de ne pas pouvoir aller au travail. A l'occasion de travaux dans l'immeuble, nous avons rencontré la gardienne et avons parlé avec elle. Elle nous a parlé de notre fils. Nous avons ainsi appris qu'elle l'encourage à aller travailler. Elle lui a parlé d'une personne très handicapée qui élève seule ses deux enfants et gagne sa vie en peignant avec la bouche car elle n'a pas de bras. Nous avons découvert qu'une aide peut venir de là où on ne l'attendrait pas. Comme il vit seul, nous sommes parfois inquiets de savoir s'il peut aller au travail. Et voilà que cette personne s'en inquiète aussi. Elle nous a dit aussi qu'elle le trouvait un peu mieux sur le plan psychologique depuis quelques mois. Nous nous étions également fait cette remarque. Nous sommes très touchés de l'attitude de cette personne et heureux que notre fils l'ait dans son entourage, mais nous étions à cent lieues d'imaginer cette éventualité. Comme quoi, ne jamais désespérer car il se peut qu'un bon samaritain passe.
samedi, octobre 15 2011
l'espérance
Par fleur de sel le samedi, octobre 15 2011, 20:05
Continuer à vivre la vie de chaque jour malgré la maladie d'un membre de la famille. Continuer à s'engager malgré la souffrance de tous les membres inhérente à cette situation. Continuer à aimer malgré le rejet provoqué par la maladie et la dépression qui en découle. Continuer à croire qu'une aide viendra on ne sait d'où : médicale, psychologique, amicale, sociale... Continuer à vivre les fêtes, les joies, à sortir, à voir des amis, même si on voudrait parfois s'isoler. Faire confiance à la personne malade, à l'entourage, aux médecins, à l'éventuel employeur qui voudra bien lui donner une chance. Continuer pendant des années, ensemble, et voir quelques petites fenêtres s'ouvrir, et dire merci. Et après ? Continuer dans la foi à Celui qui nous a dit "je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps".
vendredi, mai 6 2011
Quotas
Par Adrien le vendredi, mai 6 2011, 11:23
La société française semble complètement engluer dans des peurs de l'autre "l'étranger" comme si l'émigration était un phénomène nouveau alors qu'il ne l'est absolument pas ni par le fait ni par l'ampleur. Mais pour des raisons électoralistes beaucoup jouent sur ces peurs quitte à les amplifier et à développer des comportements irresponsables .On ne peut pas cautionner , me semble-t-il personnellement, cet état d'esprit sans se mettre en contradiction avec l'évangile. Des peurs il y en a toujours en nous devant l'autre différent (par ses opinions, son caractère, sa culture, le "pouvoir" qu'il détient ...) mais pourquoi prendre comme bouc émissaire ceux et celles qui fuient leur pays pour des questions de survie ou pour vivre une autre vie ? Les français sont nombreux à être accueillis dans d'autres pays pour de multiples raisons et sont bien heureux de pouvoir l'être ! Que cela engendre des difficultés et pas seulement des avantages (on sait bien aller chercher à l'étranger des travailleurs quand on en a "besoin") est indéniable, mais c'est à l'honneur d'un pays de savoir chercher ensemble à les accueillir avec exigence et en même temps respect de leur histoire et de leur culture. Dans quelques temps nous fêterons la Pentecôte où tous entendirent "dans leur langue maternelle" la Bonne Nouvelle:un même message reçu dans des cultures différentes.Souhaitons-nous de savoir entendre les uns par les autres et grâce aux autres différents cette Bonne Nouvelle chacun dans "notre" langue.
dimanche, mars 13 2011
Le hamster dans sa cage
Par Scalpa le dimanche, mars 13 2011, 18:17
Retour de vacances: l'angoisse s'abat! Est-ce que j'ai envie de vivre comme dans un tunnel? On va au travail le matin et on en repart il fait nuit! Certes les jours allongent mais comment faire avec cet affolement qui m'envahit: vais-je arriver à faire face à cette masse de décisions à prendre, d'évènements à organiser, de documets à relire dans un temps qui s'est raccourci! En tant que cadre c'est l'inverse qui est attendu de moi: la capacité à hiérarchiser les dossiers, le calme dans la tempête! Le tout se passe dans un climat d'énervement général car la structure où je travaille privilégie le contrôle plutôt que l'aide à l'action. Quelques jours après, cela va mieux: j'ai ouvert mon champ d'horizon en ayant des activités le soir plutôt que d'être dans le classique métro boulot dodo, je travaille du coup à des horaires parfois baroques mais suis sortie de la monotonie et j'ai décidé de partir, de quitter cet environnement où je me suis beaucoup épanouie mais qui tourne de travers et dont je ne me sens plus capable de le faire bouger. C'est le début et je n'ai pas trouvé vraiment ce que je voulais faire après mais quel soulagement! je vois ma vie professionnelle avec un regard neuf, surtout depuis que je me suis dit que ce départ ne m'empêcherait en aucune manière de garder de bonnes relations avec de nombreux collègues!
mercredi, mars 2 2011
Je t'aime ? je m'aime ?
Par Tryphon le mercredi, mars 2 2011, 13:53
On lit dans les livres écrits par les coachs que lorsque l'on est dans une situation de communication, il y a trois pôles auxquels on doit particulièrement attentifs : il y a LE CONTEXTE, L'AUTRE ET MOI.
Et pourtant, parmi ces trois pôles, il y a un qui doit être traité en priorité ... Mais lequel ???
Posez la question à votre entourage (surtout si vous évoluez dans un environnement catholique) et vous verrez la réponse fuse dans 80% des cas : "L'AUTRE" bien sur !
La réponse que j'apporte est un peu différente. Je pense en effet que l'on est vraiment capable de s'occuper des autres que si l'on est déjà capable de se prendre en charge et de s'occuper de soi.
Au fond, il s'agit de prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres.
Dans la cadre professionnel, c'est criant surtout si l'univers est difficile. Si vous ne prenez pas soin de vous, votre stress va dégouliner en pluie fine sur votre équipe. Au fond, il faut apprendre à se manager pour mieux manager les autres.
Le Christ ne nous dit pas autre chose. Jamais il nous a demandé d'aimer les autres (oui je sais, je joue un peu la provoc !). Son commandement est de nous aimer LES UNS, LES AUTRES. Dans cette formule, le Christ prend soin de chacun et de tous. Par ailleurs, il nous dit "aimes les autres comme toi-même".
Je vous aime.
mercredi, janvier 5 2011
Aujourd'hui
Par Zéphyre le mercredi, janvier 5 2011, 09:45
Les français ont peur de l'avenir, c'est ce que nous répètent les médias. Les chrétiens ont peur que demain, il n'y en ai plus (de chrétiens). Les parents ont peur pour le futur de leurs enfants: quel monde auront-ils à vivre? Les retraités ont peur de la diminution de leurs ressources. Les contribuables ont peur de l'augmentation de leurs impôts. Les écologistes ont peur de... J'arrête, la liste de nos peurs est inépuisable. Ce n'est pas nouveau, les gaulois, nous dit-on, avaient peur que le ciel ne leur tombe sur la tête! Et si nous vivions à fond aujourd'hui? Si nous vivions à fond nos rencontres, notre travail, cette ballade dans les rues, la préparation du repas?... Peut-être au coeur de ce très ordinaire se tient-il Quelqu'un qui nous attend et qui va permettre que la vie aujourd'hui change de couleur. "Confiance, nous dit-il, c'est moi, n'ayez pas peur." Et il monte dans la barque et le vent tombe.
jeudi, décembre 23 2010
la joie de Noël
Par fleur de sel le jeudi, décembre 23 2010, 20:35
Comment dire ? C'est ce que je ressens chaque fois que Noël approche. Mais c'est quoi ? D'abord rien à voir avec la fête qui se prépare autour de nous. Mon coeur est “brûlant” comme disent les pélerins d'Emmaüs. Je suis dans la situation d'attendre quelqu'un d'aimant qui donnera sa vie pour moi. J'ai envie de dire merci tout le temps. Je n'ai donc pas de soucis ? Mais si, comme tout le monde j'en ai ma part, certains Noëls ne furent pas si gais, mais bon, Jésus est venu parmi nous et pas pour s'amuser ! Il a mis en moi la confiance et je ne regrette pas. Mon coeur est donc plein de joie.
vendredi, novembre 19 2010
La modernité,à quel prix ?
Par Scalpa le vendredi, novembre 19 2010, 08:21
Fin octobre 2010, j’ai accompagné un groupe de jeunes à Shanghai à l’occasion de l’Exposition universelle. C’était la deuxième fois que j’allais dans cette ville. J’avais été fascinée la première fois par l’intense activité qui y régnait : de multiples bateaux, chargés de minerais naviguaient chaque jour sur le Huangpou, en cet été 2009. Des personnes travaillaient, de nuit, à côté de notre hôtel sur la voirie alors que la circulation automobile n’était pas coupée. J’ai été séduite par cet élan, ce dynamisme… Cependant lors de ce deuxième voyage, j’ai été plus alertée par l’absence de douceur de vivre, personne ne flâne dans cette ville où tout le monde se précipite pour gagner de l’argent. Voir les jeunes Françaises et Français, que j’accompagnais, aussi à l’aise avec la société de consommation et le fait de pouvoir demander à des Chinoises ou Chinois de leur tailler des costumes dans des délais record ou de leur vendre des biens à prix cassés, a fini par me donner la nausée. Je ne les jugeais pas mais avais plutôt l’impression qu’ils me renvoyaient un miroir grossissant de notre société occidentale. J’avais une forte nostalgie de la culture française, renforcée par la difficulté de communiquer avec les Shanghaiens, qui ne parlent pas anglais ou français et pour ma part, je ne parle pas leur langue. Bref, je suis rentrée en me disant qu’avec son ciel bas en novembre, son stress, ses embouteillages, notre capitale a bien des atouts ne serait-ce que parce que les gens ont la possibilité de se révolter et de l’exprimer, quand ils ne sont pas d’accord avec des décisions et que certaines lois protègent encore la population d’une aussi brutale exploitation que celle que connaissent les gens dans d’autres pays. »
jeudi, novembre 11 2010
Quand la vie ne tient qu'à un fil.
Par Adrien le jeudi, novembre 11 2010, 11:27
Il y a des moments dans la vie où un certain nombre de circonstances font que la dépression surgit brutalement révélant des fragilités insoupçonnées.Il peut exister beaucoup de freins en nous pour nous faire soigner pensant que cela va s'arranger tout seul ou faisant confiance à la pilule miracle. Et ce temps perdu peut entraîner une aggravation de la dépression surtout si on n'a pas la chance de trouver le bon thérapeute quand on est enfin décidé à reconnaître qu'on ne s'en sortira pas sans une aide médicale et psychologique. L'entourage, et j'en fait partie, est démuni et impuissant pour "soulager" les grands moments d'angoisse de celui ou celle qu'on essaye de soutenir surtout si cela ne peut se faire qu'à distance. J'écoute les conseils des thérapeutes amis, je reste à l'écoute de ce proche jour et nuit, j'ose suggérer une décision à prendre quand je sens que cela peut être une bonne décision et que cela peut être "entendu", par l'autre. J'"accompagne" la personne dans ma prière et guette le moindre signe de "mieux être" chez lui pour l'encourager à la patience et à s'accrocher avec l'aide de ses thérapeutes.Dans notre société où il faut faire semblant d'être fort (surtout au travail) alors que personne ne l'est ... quelle solitude pour ceux qui sont dans l'épreuve !
dimanche, octobre 31 2010
Etranges étrangers
Par Zéphyre le dimanche, octobre 31 2010, 20:01
Des amis asiatiques viennent en France visiter une famille française. On n'est jamais trop prudent, ils apportent toute leur nourriture, alors que leur hôtesse, naturellement, avait mis les petits plats dans les grands pour cette première visite. On leur montre force cathédrales, châteaux, merveilles en tous genres , ils restent ...de marbre. Rien ne fonctionnait comme prévu... Un jour, ils sont invités sur un étang à pêcher à la ligne et faire de la barque. Ces modestes activités font tomber les barrières, asiatiques et français rient aux éclats. A côté, un champ de tournesol en fleurs: émerveillés, ils restent de longues minutes à le contempler. Les français découvrent des hôtes amoureux de la nature, ils ont trouvé un point de convergence où l'amitié simple peut s'épanouir. Ils se quittent enchantés les uns des autres. Cette anecdote authentique me frappe car elle illustre les difficultés et les richesses de la rencontre entre les hommes de cultures différentes: l'autre n'est jamais où on le croit. On pensait avoir fait tout ce qui était bien et cela peut tomber à plat. Mais lorsqu'après bien des tâtonnements, entre hommes de bonne volonté, on trouve ce qui nous rassemble, ce qui fait de nous des membres de notre commune humanité, c'est comme quelque chose qui s'ouvre, comme une promesse, comme si on était entrain de construire quelque chose qui nous dépasse.
vendredi, septembre 3 2010
Quelle reprise ?
Par Adrien le vendredi, septembre 3 2010, 13:59
Bronzés ou pas, reposés ou non, il faut bien reprendre le chemin de notre "école" à nous . Alors, on s'encourage mutuellement "bonne reprise!", mais que souhaitons-nous vivre de neuf pour que cela ne soit pas seulement un recommencement ou une marche forcée tête baissée en attendant le prochain été ? Personnellement je ne suis ni bronzé ni reposé mais l'espace d'un instant j'ai pu tout de même prendre le temps de me demander ce que je voulais vivre de nouveau ou autrement cette année. Il m'est venu pas mal d'idées ou plutôt de désirs: ne pas stresser devant le poids du travail et des responsabilités,le vivre cool...mais comment y parvenir ? En réfléchissant un peu, je pense que plusieurs choses peuvent m'y aider: Essayer de vivre ces responsabilités de façon moins solitaire en sollicitant davantage les conseils ou point de vue des autres et en partageant, quand cela est possible,le "management" des différents dossiers.En vivant aussi plus au "présent"(c'est très utile de faire des plans à moyen ou long terme surtout dans certains domaines , mais en se projetant tout le temps on risque de passer à côté du plus important : Aujourd'hui ! ). Et puis aussi prendre le temps d'une vie "intérieure" qui peut passer par des choses en apparence très éloignées, mais qui ne le sont sans doute pas tant que ça: la lecture, jouer d'un instrument de musique, la prière, la marche à pieds ...
lundi, juin 14 2010
du temps
Par fleur de sel le lundi, juin 14 2010, 10:31
Je l’ai vécu de différentes façon au long de ma vie. Enfant, il n’avait pas de durée. Adolescente, c’était plutôt trop lent. Jeune adulte, il était temps de faire quelque chose de ma vie. Adulte (mariée, un travail puis des enfants), il était bien rempli et, dans l’ensemble, je m’éclatais parce que j’aimais tout ce qu’il y avait à faire. Un malheureux accident de voiture dans la famille a arrêté le temps et m’a fait découvrir que nous n’en étions pas maître. La vie de couple m’a appris qu’avec le temps nous changeons et que nous devons nous réadapter l’un à l’autre, réapprendre à nous aimer différents et cependant toujours les mêmes. A la retraite, enfin du temps pour moi, pour nous, et pour ces nouveaux venus : les petits-enfants. Donc un temps encore bien rempli : par des activités dont j’avais envie avant, par les petits, par un service d’Eglise (continuer l’Action Catholique qui m’a appris (pour faire simple) à prendre conscience de ce que je vis, à le partager avec d’autres, à la lumière de la Parole de Dieu, à discerner ce qui peut être converti en moi et avec d’autres). La maladie d’un de nos fils nous fait vivre deux temps parallèlles : le sien et le nôtre ; c’est parfois déconcertant car il nous arrive de nous demander dans quelle réalité nous sommes. Mais gardons confiance en Dieu et dans la vie. Et toujours la joie de la rencontre avec les gens, du partage, voilà à quoi me sert le temps qu’il nous est donné de vivre.
vendredi, avril 2 2010
Pas question de décider pour notre enfant !
Par Adrien le vendredi, avril 2 2010, 21:18
Très conscients de l'importance de ne pas décider à la place de l'enfant, un certain nombre de parents veulent le laisser libre de choisir quand il voudra et comme il voudra de son orientation "religieuse". D'autres pensent qu'ils décident déjà pour lui de bien des choses (style d'éducation, choix d'école, type d'alimentation ...) et que c'est aussi de leur responsabilité de lui donner des "armes" pour ne pas se laisser formater par le matérialisme de notre société. Moi qui n'ai pas d'enfants mais seulement des neveux et nièces, je comprend les différentes attitudes mais je me dis qu'aujourd'hui ne pas aider un enfant à développer sa vie intérieure en lui proposant une certaine "nourriture" et une recherche avec d'autres de son âge, c'est sans doute le priver des "matériaux" qui lui permettraient de se construire intérieurement et de faire ses choix dans la vie. Certes après il faut choisir la "nourriture" que l'on veut lui proposer, mais pourquoi pas celle qui nous fait vivre nous-mêmes ou qui fait vivre des proches que l'on estime ? Pourquoi pas non plus pour accompagner ses premiers "pas" ne pas nous mettre nous aussi en "recherche" active à partir de nos propres questions ?
dimanche, février 7 2010
Carême pour les cancres ou 40 jours pour enfin m'occuper de moi !
Par Tryphon le dimanche, février 7 2010, 18:14
Le Carême m'appelle à lutter contre toute forme d'égoïsme et de haine et mourir à moi-même pour vivre en Dieu. Le Carême constitue une formidable invitation à convertir mon coeur, à me convertir. Mais comment vais-je réussir à entrer en Carême cette année avec tous ces soucis professionnels qui me rongent, toutes ces tensions qui me mangent de l'intérieur ?
J'ai découvert par hasard un petit livre que je vous le recommande. Il s'intitule "Carême pour les cancres" (édité par le Centre Saint Jean de la Croix) et son édition 2010 est disponible dans toutes les libraires cathos au prix modique de 3,50 euros !
Ce petit livre propose de consacrer quelques minutes par jour (allez 10 minutes !), soit 0,7% de notre vie, à notre vie éternelle. Chaque jour, un texte emprunté à la grande tradition spirituelle chrétienne est proposé. Chaque texte est suivi par une invitation à la méditation et par une suggestion de mise en pratique.
Voici quelques suggestions de mises en pratique prises au hasard :
- Je prends le temps de relever tous les coups frappés aujourd'hui par Dieu à ma porte : ce malheureux croisé ce matin et que j'ai préféré éviter, ce geste généreux dont j'ai été témoin, ce malaise intérieur quand j'ai éprouvé quand j'ai laissé accuser cet innocent ... Nous avons quarante jours pour commencer à remettre tout cela en ordre.
- J'examine sans complaisance ma vie de prière. Combien de temps y ai-je consacré chaque jour depuis 6 mois ? Avec quelle régularité ? Puis-je dire que j'ai toujours conscience de la présence de Dieu, de ma présence à Dieu ?
- Au lieu de me plaindre aujourd'hui de mes ennuis de santé, de famille de travail etc ... je vais relever tout le positif de ces situations, et essayer d'y lire les invitations de Dieu à les vivre selon l'Evangile.
- J'ai certainement dans mon entourage des pardons à donner ou à recevoir. Alors, j'en repère un, et dès aujourd'hui, je fais un pas vers la réconciliation.
Bon Carême et vive les cancres !
mardi, février 2 2010
Etre choisie comme marraine!
Par Scalpa le mardi, février 2 2010, 06:50
Cela m'est arrivé à 3 reprises. Alors que je constatais amèrement n'avoir jamais été choisie comme témoin de mariage, j'ai reçu, coup sur coup, un faire part d'arrivée en France de Jonas, adopté par des amis et qui m'avaient demandé d'être sa marraine et un appel de mon frère qui me disait: "qu'est-ce que tu penses d'Hector? ( son fils nouveau né) Es-tu prête à t'investir plus pour lui?". Bien que surprise par la formulation de la question, j'ai répondu tout de suite "oui' et bondi de joie juste après. Dernièrement, j'ai été choisie pour devenir la marraine civile d'Océane. L'adjoint au maire nous a lu les obligations, qui incombent aux parents et aux parrain et marraine: élever l'enfant sous l'empire de la raison, dans l'honneur et dans la solidarité et il a ajouté que nous mêmes avions eu des parrains et marraines et savions combien c'était important pour l'enfant. C'est vrai que j'ai été particulièrement chanceuse et qu'outre d'avoir été très gâtée par mon parrain et ma marraine quand j'étais petite, ils m'ont écoutée et aidée, au début de l'âge adulte, quand c'était plus difficile de se comprendre avec mes parents. Une seul de mes trois filleuls a été baptisée à l'Eglise, je me sens donc plus à l'aise pour lui offrir l"'Evangile pour les tout petits" mais quelle que soit la forme prise par ma " désignation" , je me sens reliée à eux trois par une responsabilité et de l'amour.
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